Travail et charges familiales en 2020 – Quoi de Neuf ?

2020 sera encore une année riche en nouveautés pour la conciliation vie pro/vie perso et les charges familiales. Si les avancées de 2019 ont surtout porté sur la parentalité, 2020 réserve un spectre plus large de changements.

[PROCHES AIDANTS]

LE gros sujet 2020 !

À partir du 1er janvier, le congé du proche aidant ne sera plus soumis à des conditions d’ancienneté. Mais surtout, à compter du 1er octobre, ce congé sera soumis à des allocations journalières versées par la CAF ou la MSA, et qui s’élèvent à 52€ par jour si l’aidant vit seul et 43€ s’il vit en couple. Cette indemnisation ne peut dépasser 3 mois sur une carrière et être pris de manière fractionnée. Elle s’adresse aussi bien aux salariés, qu’aux indépendants et aux fonctionnaires. 

[FEMMES ET ECONOMIE]

Jusqu’au 20 janvier, une plateforme consultative (http://femmeseco.make.org) invite les citoyen(ne)s à s’exprimer sur différents sujets concernant l’égalité femmes-hommes, l’économie, le travail … en vue de nourrir un projet de loi prévu pour au printemps 2020.

Parmi les sujets mis sur la table concernant les charges familiales : « favoriser la reprise d’activité » des femmes ayant élevé des enfants, « faciliter le remplacement temporaire lors des congés maternité/paternité dans les petites entreprises ». La question des congés maternité / paternité / parental sera notamment primordial dans les discussions.

[MALADIES PROFESSIONNELLES]

Au retour d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle, le régime de « travail léger » sera aligné sur celui du temps de travail thérapeutique et portera le nom de « travail aménagé ou à temps partiel ». 

[SÉCURITÉ SOCIALE DES TRAVAILLEURS INDÉPENDANTS]

Si la durée du congé maternité des indépendantes a été alignée sur celui des salariées en 2019, une nouvelle mesure entre en vigueur en 2020. A partir du 1er janvier, les régimes de sécurité sociale des indépendants et des salariés fusionnent ; les travailleuses indépendantes enceintes devront donc déclarer leur grossesse et faire leurs démarches auprès de la CPAM. 

[INCLUSION]

Aujourd’hui, toutes les entreprises de plus de 20 salariés sont tenues d’employer des salariés en situation de handicap dans une proportion de 6% de leur effectif global. Mais aucune remontée d’informations n’était alors obligatoire et l’opacité était de mise.

À compter du 1er janvier 2020, toutes les entreprises de plus de 20 salariés devront déclarer leur taux d’emploi de personnes en situation de handicap. 

Autre nouveauté ; seuls les emplois directs seront comptabilisés dans le taux. Jusqu’alors, la sous-traitance, les stagiaires étaient également intégrés à ce taux d’emploi.