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Parentalité en entreprise, les idées reçues (1/2)

La prise en compte de la parentalité en entreprise, c’est notre engagement personnel, la raison d’être de notre cabinet et le chemin sur lequel nous souhaitons emmener les organisations. Néanmoins, les idées reçues sur le sujet ne manquent pas …

Et si on leur tordait le cou ?! Durant les deux prochaines semaines, nous vous en proposerons et les réfuterons, chiffres à l’appui ! Cette semaine, le coût de l’aménagement des horaires et la parentalité comme sujet exclusivement féminin.

 

 

Idée reçue N° 1 :
Aménager les horaires, ça coûte un bras !

 

C’est faux ! Quand on regarde les chiffres, l’aménagement du temps de travail des salariés coûte moins cher que le turn-over, l’absentéisme et certains arrêts maladie remédiables. Mieux vaut investir dans l’aménagement du temps de travail pour une productivité durable et une fidélisation des salariés à long terme. Non ?

    • Le coût direct de l’absentéisme s’élève à 45 milliards d’euros et peut aller jusqu’à 60 milliards si on ajoute les coûts indirects [3].
    • Le taux d’absentéisme est reparti à la hausse (4,72% en 2017 contre 4,59% en 2016), avec 17,2 jours d’absence par an et par salarié [4].
    • 29% des salariés pratiquent le télétravail en décembre 2018 (+ 4% en un an). Soit 5,5 millions de personnes, dont 57 % vivent avec des enfants [2].
    • Les dirigeants valident le télétravail en vue de favoriser la conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle (56%) et fidéliser les collaborateurs en répondant à leurs attentes (45%) [2].

 

 

Idée reçue N° 2 :
Encore un truc réservé aux femmes !

 

La parentalité inclut tous les types de familles (traditionnelle, monoparentale, homoparentale, en garde alternée etc.). Elle concerne autant les hommes que les femmes. De plus en plus d’hommes souhaitent concilier davantage vie professionnelle et familiale et la majorité des femmes ne souhaitent pas délaisser leur carrière au profit de la maternité. Au-delà du genre, c’est un sujet qui concerne bien sûr les parents, mais aussi les grands-parents et les aidants familiaux.

 

    • 55% des hommes sont peu satisfaits des mesures de conciliation de vie proposées au sein de leur entreprise [6].
    • 77% des pères séparés seraient prêt à accepter des horaires plus flexibles si leur entreprise leur proposait [5].
    • 90% des hommes salariés de 18 à 30 ans souhaitent prendre ou ont déjà pris un congé paternité [5].
    • Seulement 11% des salariés n’ont aucune responsabilité familiale [1].
    • La moitié des 8 millions d’aidants familiaux en France ont une activité professionnelle avec laquelle ils doivent composer [5].

 

 

[1] Étude de l’Institut Great Place to Work mené auprès de 2 866 salariés représentatifs de la population active française.

[2] « Où est le télétravail en France ? », étude de Malakoff Médéric Humanis en partenariat avec l’IFOP, menée auprès d’un échantillon représentatif de 1 604 salariés (dont 581 managers) et 401 dirigeants d’entreprises d’au moins 10 salariés.

[3] « 7ème baromètre de l’absentéisme 2015 », étude réalisée par l’Ayming (anciennement Alma Consulting Group), auprès d’un panel de 268 entreprises du secteur privé et de 473 salariés représentatifs de la population active du secteur privé en France.

[4] « 10ème baromètre de l’absentéisme et de l’engagement 2017 », étude Amying réalisée en partenariat avec AG2R LA MONDIALE, auprès de 46 540 entreprises employant 1 836 802 salariés du secteur privé.

[5] « Enquête nationale sur la parentalité : les hommes en entreprise », Observatoire de la Responsabilité Sociétale des Entreprises, septembre 2018.